Une ferme devenue forteresse
Le château-ferme d'Hougoumont était, en 1815, un ensemble clos de murs de brique, avec chapelle, verger et bois. Wellington y installa une garnison de gardes britanniques et de troupes allemandes et nassauviennes. Toute la journée du 18 juin, les Français cherchèrent à s'en emparer, sans jamais y parvenir durablement.
L'épisode le plus célèbre est celui de la porte nord : brièvement enfoncée par un détachement français, elle fut refermée à la force des épaules par une poignée de défenseurs. Wellington écrira plus tard que l'issue de la bataille dépendit de la fermeture de cette porte.
L'incendie qui ravagea les bâtiments au cours de la journée épargna la chapelle. La flamme s'arrêta, dit la tradition, aux pieds du christ de bois qui s'y trouvait — détail que les visiteurs viennent encore vérifier.
Ce que l'on voit aujourd'hui
Le site a été restauré et transformé en lieu de mémoire : cour intérieure, chapelle, murs percés de meurtrières, verger reconstitué et un spectacle sonore et visuel qui restitue la journée du point de vue des combattants. Le mémorial britannique voisin rend hommage aux soldats tombés là.
Hougoumont se visite en une heure à une heure trente. C'est le complément indispensable du Mémorial 1815 : le musée donne la vue d'ensemble, la ferme donne l'échelle humaine.
Depuis le Domaine Impérial de Rossomme
Hougoumont se trouve à l'opposé du Domaine sur le champ de bataille, à une dizaine de minutes en voiture. Nos invités qui disposent d'une journée complète relient souvent Rossomme, la Belle-Alliance, La Haye-Sainte puis Hougoumont à pied ou à vélo : c'est la manière la plus juste de comprendre les distances réelles du 18 juin 1815.
